
« L'entraînement, c'est l'entraînement ; le match, c'est le match. » C'est un adage qui s'applique à tous les sports — et les sportifs ont généralement leur discipline préférée.
« J'aime jouer. Je crois que ce que je préfère à l'entraînement, ce sont les matchs d'entraînement », déclare l'athlète Lucas Dutra.
Mais on ne peut nier l'importance de l'entraînement. « L'entraînement est essentiel. Il faut travailler les bases, améliorer sa technique, mais aussi l'aspect tactique, qui est très important, surtout pour le jeu en équipe. »
L'équipe nationale brésilienne de Power Soccer a été contrainte de mettre davantage l'accent sur l'un de ces éléments : l'entraînement. Elle a manqué de peu la qualification pour la Coupe du monde de cette année en Argentine. Lors de la Copa América de novembre 2025, qui s'est déroulée à Phoenix, le Brésil a terminé quatrième, juste derrière les trois premières places nécessaires à la qualification. L'année 2026 est donc devenue une année de reconstruction et d'amélioration, axée sur l'entraînement.
« Le Brésil évolue, et c’est ce que nous recherchons. Nous voulons une équipe plus forte. Nous avons désormais davantage d’athlètes, donc l’objectif est de préparer le Brésil pour qu’il soit présent la prochaine fois », déclare l’entraîneur principal David Xavier.
Ce groupe plus large compte de nouveaux joueurs. L'un d'entre eux est Daniel, qui joue depuis 10 ans mais qui fait ses débuts en équipe nationale.
« Je suis vraiment ravi de m'entraîner avec l'équipe de France pour la première fois. Je suis heureux de vivre cette expérience », déclare-t-il.
L'équipe a déjà effectué deux stages d'entraînement cette année, et un autre est prévu pour renforcer la cohésion du groupe. Pour compenser son absence à la Coupe du monde, le Brésil travaille également en coulisses afin d'organiser des matchs amicaux internationaux avec des équipes qui participeront à la compétition, comme les États-Unis, la France et l'Argentine. L'entraînement est important. Les matchs le sont aussi. L'un ne remplace pas l'autre. Et pour ces athlètes, la mission va au-delà du sport.
Le « Power Soccer » est pratiqué par des personnes atteintes de handicaps graves et rares, à l'aide de fauteuils roulants motorisés spécialisés. Ce sport contribue grandement à améliorer la qualité de vie et à créer de nouvelles opportunités.
« Le Power Soccer accueille des personnes que d’autres sports ne prennent pas en compte. C’est l’occasion pour davantage de gens de nous voir. C’est pour cela que nous nous battons, non seulement dans le sport, mais aussi dans la vie de tous les jours. Nous voulons offrir davantage d’opportunités à ceux qui en sont souvent privés. Ce sport contribue à mettre en lumière cette cause », explique Vinicius Nascimento.